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L'Heidelberg de Madame Stern

L'Heidelberg de Madame Stern

En December 2005
C'était l’hiver
Ref 145.17a

Madame Stern, que je voyais pour la commande d'un ami, a quatre-vingts ans, ou proue. Ses yeux sont brillants comme une pièce sous la pluie et le sable dans sa gorge rend tout ce qu'elle dit un peu plus sage, ou plus dangereux."Normalement, je ne fais jamais ça, et j'attends de vous que vous me croyiez. Mais vous êtes venu avec soixante euros pour une cinquantaine de cartes, ce qui était assez. Ce garçon, cependant, que je ne connais pas, a besoin de gens qui l'aiment pour leur prouver des choses, et se prouver des choses au passage. Donc ça, je ne fais jamais, même s'il m'arrive d'avoir beaucoup de sympathie pour des clients, voilà, je vous ai fait cent cartes et je ne sais pas pourquoi, autant que je ne connais pas ce garçon." Ensuite elle se répéta un peu.Mon Heidelberg, dit-elle un jour à Kevin l'américain, est peut-être plus vieille que votre pays. Chaque fois que je visite Madame Stern est une oeuvre d'art.  Parfois, même, je rougis. Les deux chaises, la table, la loupe et les cheveux blancs, le sens de l'humour du Passage des Panoramas. Madame Stern doit être présentée, elle dont la famille a reçu un médaille à l'Exposition Universelle de 1889 et dont la gentillesse et l'art divinatoire dépassent mon seuil de ravissement - qu'elle aie jamais eu raison ou qu'une seule de ses prédictions s'avera, j'en laisse l'occupation aux maigres vautours.

Lac d'Enghien. Je rentre chez ma mère.

Lac d'Enghien. Je rentre chez ma mère.

En November 2005
C'était l’automne
Ref 109.29a

Il y a eu cette fille merveilleuse quand j'étais jeune, elle était très simple dans l'ensemble, alors que je pensais qu'elle était compliquée. Quand j'écris et que je sens que je craque, que je me mets à raconter des choses absurdes et superposées, je pense à elle et il me vient la manière simple de raconter mon histoire. Si ça ne vient pas, l'histoire devient un secret.

Les chiottes du Sketch

Les chiottes du Sketch

À London
En October 2005
C'était l’automne
Ref 142.36

Dans le bar bulle du Sktech, il y a la fille à la robe fendue jusqu'en haut. A un moment je vais aux toilettes pour découvrir que la blague (faite un nombre de fois rasant) n'était pas une blague : les chiottes du Sketch sont une réplique d'un champ d'oeufs aliens, avec quelques libertés finalement bien commodes prises au niveau des rapports de taille.Je ne sais pas lequel choisir, vraiment, j'hésite.Finalement j'ouvre le bon : il y a la fille de dos avec sa robe sur la tête et le string à l'abandon. Pris entre l'effroi (le lieu revient tout d'un coup) et un étrange sentiment que justice vient d'être rendue, je referme la porte en disant "not so sorry".

Giò sur le toit du Palazzo di Monte Giordano. Le reste : Rome

Giò sur le toit du Palazzo di Monte Giordano. Le reste : Rome

En October 2005
C'était l’automne
Ref 142.23

Comme toujours, nous allons prendre un verre à l'ombre. Giò m'avait proposé de visiter les nouveaux locaux d'Isicult, qui déjà s'étendait sur le dernier étage de la via della Scrofa et qui maintenant, me dit-il, domine le monde.Je me souviens d'une villa juste derrière nous, dont on m'a souvent chassé et qui est un point noir dans ma connaissance de la ville. "Un Palais", précise-t-til : le Palazzo di Monte Giordano. Le bureau d'Angelo, accueillis par la pièce spéculaire, au dernier étage de la tour du Palais, devait être la fin de ma visite des nouveaux locaux d'Isicult. Sur la terrasse, il y eut une eclipse de ciel. Dante (l'autre) raconte le pélerinage suivant :Come i Roman per l'esercito molto, l'anno del giubileo, su per lo ponte hanno a passar la gente modo colto, che dall'un lato tutti hanno la fronte verso il castello e vanno a Santo Pietro; dall'altra sponda vanno verso il monte. (Inferno, XVIII 28-33)