Tous les petits destins

Un photogramme en été 2008.

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Tous les petits destins

Tous les petits destins

Rien aujourd’hui plus qu’hier n’explique mon rêve où, sur un grand matelas roulant, nous traversâmes la ville. J’avais libéré spécialement cette soirée à mon amour, mon amour inconditionnel, vers qui le matelas me menait. Quelque chose cependant me grattait le crâne, au sujet de cet amour inconditionnel, et j’attendais impatiemment la tombée de la nuit pour que le doute fît place aux corps certains.
Un inconnu pris le matelas en route. Avec lui, une jeune fille que je ne vis pas bien. Nous dûmes nous serrer. Je jouai le jeu de la jeune fille qui, me touchant presque, prétexta l’encombrement, puis coucha sa joue sur mon épaule, enfin m’offrit sa main et je sentis l’os de sa hanche. Jusque là, j’avais avec succès évité de voir son visage. Je me rassurai qu’elle pût encore être assez laide, aux couleurs étranges, longue et laiteuse. En descendant du matelas, je tenais entre mes mains une rousse distante aux yeux très verts, délivrée par de longues jambes blanches et laiteuses.
- Merci d’avoir joué le jeu, me dit-elle, en se dégageant.
- Et toi tu es la fille kidman, répondis-je pour la faire rougir.
- C’était très bien, répondit elle, comme si elle ne m’avait pas entendu.
- Attend, attend, lui dis-je, en pensant à l’heure qu’il était, je peux aussi te montrer d’autres choses...
Rêvé à la Marktstraße, le 25 mai 2009

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