Sentenza, Louvre

Un photogramme de Jessica Rosselet en hiver 2004.

arrowprev
Sentenza, Louvre Jessica Rosselet

Sentenza, Louvre

Le contrat Le petit bras de la japonaise brinquebalait ses bracelets clinquants, comme si le talon de la fille, qui faisait comme des pinces au lieu des chaussures, lui faisait prendre le pavé un poignard dans le flan. Don Patrica me dit qu’il était trop tard, que tout était décidé et bien en ordre. Il me sortit l’enveloppe avec l’argent et les posa sur la table du café. Je ne comptai pas la liasse conclusive. Mais c’était pas sérieux, il avait un pignon entre les dents de devant et l’air éclairé des ivrognes qui viennent de croiser une étoile ; c’était la folie que je lisais sur son visage et que j’étais peut-être le seul client à lire. « Je connais la musique », je lui ai dis. Je me suis levé, il a cru qu’on avait un deal mais moi je voulais juste filer le train de la japonaise au cul tordu. Sous ma soutane, avec mon fusil mitrailleur, elle devinerait jamais le type qui assassinerait le Pape demain, pour une montagne de biffetons, depuis la mezzanine la plus éclairée de la Piazza San Pietro.

Plus d'images