Satori Stéphane Hugon Paris

Satori

Nous sommes nombreux dans une salle de pratique de yoga. Je suis dans une position face au reste des hommes, mais une autre personne plus influente, plus indiquée par ses vêtements, son âge et sa barbe, dirige la pratique.
Une femme assez vieille rentre, visiblement étrangère au groupe et au yoga (son corps, ses vêtements). Elle paie le Maître pour qu’il joue une pratique pour elle. Le Maitre, accoudé à une statue de la vierge, accepte et propose un Je-vous-salue-Marie. Tout le monde s’assoit très vite et nous nous rendons compte que le maître joue la pratique pour tous, mais alors qu’elle est habituelle gratuite, il fera cette fois-ci payer la dame : nous pratiquons ensemble ce que la dame à en fait payé pour nous.
Les paroles du Maître sont si rapides et si inarticulées qu’il est difficile de le suivre. Cela me laisse penser que nous entrons dans une boucle car, à cette vitesse, il ne pourra pas y avoir qu’un seul je-vous-salue, cela serait trop peu pour l’argent de la dame. Je ferme les yeux et rentre dans la pratique.
Soudain une activation involontaire des muscles de mon cou se produit ; ma tête souhaite pivoter. Après un réflexe de resistance, je décide de céder, jugeant que c’est là le but de la pratique. Mon cou est alors animé de droite à gauche, parfois par saccade, sans que je ne veuille rien ; il arrive que je craigne qu’on souhaite me le briser. Quelqu’un possède désormais mon cou.
Au révei me reste l’idée “je dois avoir un problème de cou”.
Rêvé à Rameau le 8/11/13

C'est l'art qui te regarde Paris

C'est l'art qui te regarde

Quelques minutes avant notre séance, Dyna et moi nous retrouvons dans un paysage urbain moderne, composé de plateaux de dalles, d’escaliers qui mènent à des agoras vides, de tours de verres et d’éclairages. Nous entrons dans l’une des tours, à un étage haut de laquelle se trouve le cinéma. Pendant toute la montée, à chacune de ses phases, la traversée de pièces et de couloirs coudés tapissés de rouge, d’escaliers arrières, de portes coupe-feu, Dyna exécute les mouvements d’une danse longuement étudiée et dont la maîtrise lui procure une grande satisfaction. Je la suis accrocher les grillages, enchanter les pylônes, serpenter par les lignes verticales des balustrades. Il se peut que le Leica, qui regardait les mouvements silencieux, en ait gardé quelque chose pour lui.
Parvenus au niveau du cinéma, nous marchons avec l’assurance de jeunes gens qui côtoient la beauté, et peu de passion pour le film à grand spectacle qui nous attend.
Rêvé à Paris, 18 juillet 2010

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