Minneapolis

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Le rêve du guide Minneapolis

Le rêve du guide

Le rêve du guide.
Nous prenons toi et moi le bus, pour y aller. Je m'assois vers l'avant du bus, toi quelques sièges plus bas, sans que cela n'alarme aucun de nos coeurs. Le voyage peut être long, sur le chemin nous allons sans doute revoir de ces lieux que nous avions oubliés que nous connaissions, la nuit sur la route nous serons la bulle lumineuse en travers de la forêt : toutes ces images nous parviennent alors que nous n'avons pas encore démarré, ce qui veut dire que nous partons en voyage.
Cela arrive. Nous traversons les Etats-Unis, ce qui me donne un indice sur ta nationalité. Je crois que tous les autres voyageurs sont vieux, mais ils sont aussi joviaux et colorés. Nous parvenons entre deux plans d'arbres à voir la ville qui nous attend : c'est Santa Barbara (le nom est clairement écrit), ville rose sur laquelle le soleil se couche à la manière américaine.
Le moniteur, Chet, nous fournit des instructions sur comment ne pas déranger les autochtones puis nous lâche dans la ville. Nous marchons, toi et moi, en parlant comme si cela avait toujours été. Il n'y a pas d'épée entre nous deux. Soudain tu t'écartes : une allergie t'a prise, et il te faut un médicament. Tu n'aurais pas dû manger ce que j'avais préparé pour nous ce midi. Mais même en rougissant de la gorge, tu souris tout l'azur.
Tu me parles des décors qui nous entourent et je te raconte ceux qui pourraient nous entourer. De toi et de moi il serait parfaitement impossible à un observateur extérieur de dire lequel guide l'autre, où, et peut-être d'ailleurs n'en savons-nous nous-même rien, sinon que le bus est reparti sans nous il y a de cela des saisons entières.
Rêvé à Rameau, le 8 mai 2013

Safari Minneapolis

Safari

Rêve cruciverbiste. Une longue grille perplexe avec des cases vides et des cases noires. En vertical, l’intitulé d’une ligne : A demande D et C demande B.
Paris, le 23 octobre 2007

Le trésor Minneapolis

Le trésor

Dante, Anthony, Lue et moi discutons dans le métropolitain.
Fin de festivité de fin de semaine. Entre deux stations, un homme, qu’habille une grande confiance, se lève et traverse la rame en disant très haut « ça ne prendra que quelques minutes ». Il n’est pas blanc. De sous un siège, il sort un sac puis descend à l’arrêt de la station.
Nous tous, voyageurs quotidiens du metropolitain, avons très peur, et croyons un peu à cette hypothèse évidente, grâce à la présence de toutes ses composantes : l’homme, le métissage, la rame bondée, un sac suspect, le dessous d’un siège, même si elles sont dans le désordre. Je me répète donc qu’il a fait l’action inverse d’un terroriste. Chacun se rassure à sa manière. Cependant la bombe que nous refusions explose derrière moi. Je me retourne, mais à part la fumée personne ne semble blessé. Une grande panique saisit le quai où le train parvient à s’arrêter à moitié.
Toutes les larmes de mon corps tombent sur la possibilité, même infime, que j’aie perdu Lue dans la tôle.
Anthony me rassure, et dans ses gestes je lis la conviction et non la vérité.
Vienne, le 16 mai 2008

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