Vincenzo Susca

Une photo argentique parmi 512 autres dans le Souvenoir.

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S’il vient un feu, pour les en sauver, il faut les tromper. Panagiotis Christias Stéphane Hugon Vincenzo Susca

S’il vient un feu, pour les en sauver, il faut les tromper.

Alors que je me rhabille un peu, je dis à Steph, qui marche avec moi, que la rue de Richelieu est longue et puante ; comme il ont bien fait de la reboucher en insérant un long tube d’immeubles en une fois, par le dessus du ciel, comme en versant une crème.
«Et les pompiers ?» demande Stéphane. « Comment font-il lorsqu’il y a un incendie pour accéder aux immeubles intérieurs ?»
«Ce sont des forces particulières», répondis-je. «Certains d’entre eux se ressemblent comme des jumeaux, et ce sont ceux-là qui s’occupent des deux extrémités du tube. D’autres ont la possibilité fantastique de changer de visage, afin de pouvoir ressembler aux pompiers originaux qui oeuvraient dans les tronçons intermédiaires et les parties centrales, qui sont donc condamnés depuis des lustres et où les habitants ne se font plus confiance qu’entre eux, ne croient plus qu’à ce qu’ils connaissent d’avant l’époque de leur isolement, et où les étrangers reçoivent un mauvais traitement. S’il vient un feu, pour les en sauver, il faut les tromper.»
Rêvé à Paris le 17 janvier 2012

De la race du soleil Vincenzo Susca

De la race du soleil

Dans un grand appartement auquel menait un sentier herbu et des jalons de hautes plantes en pot, vivent MM et Susca de manière parmanente, ou arrivent seulement maintenant MM et Susca (moi qui suis un étranger je peine à en juger).
Susca est sans doute le fils de MM, il porte ses idées, il portera son nom, le respect et l’admiration pour son nom. MM marche joyeusement avec des béquilles, comme qui, en pleine santé, se serait cassé un pied, et sait qu’il est en transition de pouvoir remarcher, et que pendant ce temps il peut compter sur ses amis pour combler ses absences. Moi, je ne sais pas comment me rapprocher de l’un et de l’autre.
Nous cherchons des verres dont un profond placard. Un doux soleil de fin de journée par la verrière. MM me prend dans un bras, et m’embrasse chaleureusement. La mémoire ancienne et les moments de ces années d’enfance où mon Père me prenait d’un bras et m’embrassait amoureusement font que le rêve se passe soudainement un après-midi d'été.
Paris, le 14 novembre 2008

Vincenzo Susca chez les Hugon-Queniart Vincenzo Susca Paris

Vincenzo Susca chez les Hugon-Queniart

Avec l’arrivée de mon petit frère, Côme, la rue Rameau est devenue trop petite. Et puis le plafond a de nouveau baissé. Ma mère décide de nous louer un appartement, rien qu’à Côme et à moi, dans le fond du 6e arrondissement, la dernière maison d’une rue qui termine le 6e, comme ce 174 boulevard Saint Michel que j’ai failli habiter.
L’immeuble est moderne et très propre, mais le gardien est un personnage grotesque, déguisé en juge avec perruque, duvet et responsabilité grotesque de décerner et de refuser. J’ai de moins en moins envie de quitter Palais Royal et ma situation, moi qui n’ai rien et qui perd tout, mais il est sans doute temps que les choses changent.
C’est la seconde fois en deux nuits que je rêve de déménagements, de grand changements, de paysages. Hannah y serait-elle pour quelque chose, qui dort silencieusement très loin de moi, à mes côtés.
Marrakech, le 28 août 2008

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