La mélodie du bonheur

Un photogramme pris à Wien en printemps 2008.

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La mélodie du bonheur Wien

La mélodie du bonheur

Flûte, j’ai invité à la fois Hannah et Vanina à la même soirée. Plus une centaine d’autres personnes dont ma mère, mes cousins (que je n’ai jamais vu sous leur forme adulte) et les fantômes de mon enfance. Nous faisons une grande célébration dans le jardin tout à la fois de la maison de la petite rue Arnstein à Vienne et de ma tante Nelly, où il y a une cage dans le mur pour le chien, fermée par une porte verte. Hannah est plus petite, noircie par endroits seulement, son sang est corrompu, un peu mexicain.
- Quel dommage dit-elle, à l’époque où nous nous sommes rencontrés je t’aimais et tu m’aimais.
- Tu m’aimais ? dis-je étonné ?
Avec avidité, d’abord, je bois sa réponse, mais rapidement les phrases trop longues, à la forme passive et peuplées de métaphores qui la composent, avec des sujets inversés et un habille système de citations, me font comprendre, malgré le bruit des enfants, que ce ne peut pas être Hannah qui parle ; personne d’autre que mvd ne pourrait rêver aussi mal cette marionnette insondable.
Vienne, le 28 avril 2008

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