Fin de soirée dans la petite rue Arnstein

Un photogramme de Katja-Anna Gruber pris à Wien Arnsteingasse en hiver 2008.

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Fin de soirée dans la petite rue Arnstein Katja-Anna Gruber Wien Arnsteingasse

Fin de soirée dans la petite rue Arnstein

Grasse matinée. Je sens que je flotte, tous les coins de mon lit sont hospitaliers. Venue en rêve, cette phrase exacte : « je suis le porte-parole ardent de cette flatterie sensuelle qu’est la capitainerie ».
Sans doute que le mot «flotterie», que je ressens, devient le mot «flatterie», voire «flatterie sensuelle». C'est de ma lecture viennoise de Bachelard que sera revenue la rêverie du flottement, cette lenteur de la pensée du fleuve, le radeau, la barque, une certaine amitié indifférente de l'onde. Et la péniche qui nous conduisit la semaine dernière jusqu’à la Marne, pour savoir si je vais vivre et travailler à San Francisco cet automne, m’aura apporté l’invention, ou la question quant à ce que ferai dans ma vie, du capitaine.
Paris, le 30 juin 2008

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